Communiqué : Les psychologues et le remboursement des actes : toute une histoire...

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Grand bruit dans le Landernau des psychologues : deux expérimentations sont en cours pour le remboursement d’actes de psychologues dans le cadre de la souffrance des jeunes1 et de la prise en charge des troubles en santé mentale d’intensité légère à modérée2.

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Communiqué commun concernant les orientations envisagées pour le quatrième plan autisme (19/01/2018)

Les organisations d’usagers, de professionnels et d’établissements soussignées tiennent à faire savoir leur très grande inquiétude quant aux informations dont elles ont eu connaissance, concernant les orientations envisagées pour le quatrième plan autisme, notamment pour les hôpitaux de jour de psychiatrie infanto-juvénile.

Ces orientations, si elles devaient être confirmées, témoigneraient de manière contre-productive d’un non-respect du travail et de l’engagement des professionnels de santé au service des personnes autistes, faisant de ce plan initialement annoncé comme «le plan de l’apaisement», «le plan d'un échec assuré».
Au risque d’aggraver les clivages délétères existants, ce plan ne tient aucun compte des leçons du plan précédent, alors que ses objectifs devraient être guidés par le souci constant de co-construire une véritable alliance des usagers et des professionnels face à la maladie, sans complaisance ni démagogie, mais dans le respect des places et des rôles de chacun. Dans d’autres champs de la psychiatrie, cette alliance a d’ailleurs démontré depuis de longues années, la dimension irremplaçable de son apport.

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Petit questionnaire aux psychologues de l'Education nationale...

Suite à la journée organisée par l’ANPEC, l’AFPEN et la FFPP le 20 mai dernier, « Situations de crises psycho traumatiques en milieu scolaire » la revue Psychologie et éducation prépare un numéro thématique  en continuité des travaux de cette journée.

Dans ce cadre deux de nos collègues,  C. Luxembourger et Y. Tazouti (1) préparent un article qui implique de recueillir la participation de psychologues de l’Éducation nationale, en poste ou en formation dans un des 7 Centres de Formation répartis sur le territoire français.

Dans ce questionnaire CL et YT sollicitent l’opinion des psychologues concernant la pertinence d'une formation à l'intervention en situation de crise psychotraumatique en milieu scolaire.

Nous essayons donc de toucher le maximum d’entre eux en vous invitant à répondre à ce questionnaire en ligne (très rapide) et/ou en redirigeant ce questionnaire vers des collègues de votre connaissance qui correspondent au profil visé.

Accès au questionnaire

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Décret sur la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes : On ferme la porte ou on discute ?

Suite à la publication du décret du 5/05/2017 relatif à l’expérimentation visant à organiser la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes, bis repetita : comme en octobre 2016, les réseaux sociaux montent au créneau, haro sur la paramédicalisation, dénigrement de la profession...

Revenons aux textes : un décret et une circulaire signés sur le fil, par le Premier Ministre, le dernier jour « ouvré » de la mandature. Il s’agit d’expérimenter sur 4 ans et sur des territoires bien spécifiques un dispositif de prise en charge de la souffrance des jeunes par des psychologues installés en libéral.

Répondre à la souffrance psychique des jeunes est une priorité, elle était inscrite comme telle dans le mandat présidentiel de F. Hollande. Le nombre de suicides des adolescents est l’un des plus élevés d’Europe. Proposer une prise en charge ad hoc apparaît indispensable. Le temps d’attente en CMP (Centre Médico Psychologique) pour les plus jeunes ne correspond pas à leurs besoins, jusqu’à 6 mois pour un enfant de 6 ans! Bien sûr, les postes de psychologues restent insuffisants dans le service public et donc dans les CMP où majoritairement les usagers n’ont toujours pas d’accès direct aux psychologues. Il est du ressort des organisations syndicales de défendre les salariés et le service public, la FFPP s’est régulièrement engagée à leurs côtés pour soutenir la place des psychologues.

L’article 1 du décret précise :

« Les médecins généralistes, les pédiatres ou les médecins scolaires prescrivent, après évaluation, au maximum douze consultations psychologiques prises en charge dans la limite d’un forfait, au jeune entre 11 et 21 ans en situation de souffrance psychique ».


L’idée de départ préconisait également d’inclure les psychologues de l’Éducation Nationale dans l’orientation ce qui aurait été plus que judicieux, ainsi que les infirmières scolaires, en première ligne : a-t-on jamais vu un jeune aller consulter spontanément un médecin généraliste ou scolaire pour lui parler de son mal être ? Mais le lobbying médical reste en France majeur. Nous pouvons le déplorer.

 Il n’en demeure pas moins que le jeune pourra bénéficier d’une prise en charge de 12 séances, pour lesquelles les psychologues libéraux seront indemnisés, dans le cadre d’une charte élaborée avec les ARS (Agence Régionale de Santé) et les Maisons des Adolescents.

Procéder autrement aurait impliqué d’innover un système de remboursement qui n’entre pas dans le cadre médical actuel. Existe-t-il des remboursements d’actes qui ne relèvent pas du registre médical et qui soient remboursés ? Pas à notre connaissance... Dans le cadre des attentats de Nice, la Ministre de la Santé a mis en place la prise en charge de 10 consultations auprès d’un psychologue en libéral, sur prescription des structures d’accueil (CMP notamment), d’un montant de 50 euros.

La FFPP entend les revendications, la nécessaire prise en compte de la souffrance psychique des jeunes, la place des psychologues dans le dispositif et la reconnaissance de notre champ de compétences dans les sciences humaines, en dehors de toute paramédicalisation. Pour autant, il apparaît aujourd’hui nécessaire de faire le point avec les psychologues sur le terrain. Que veulent-ils ? Que pensent-ils de cette expérimentation ? Correspond-elle à une demande de la profession ? Dans ce sens, la FFPP lance un questionnaire auprès des psychologues pour connaître leur position.

Enquête FFPP Remboursement Consultation Psycho

Nous pouvons parier que cette expérimentation se révèlera positive pour la prise en charge des jeunes. Dans le contexte de l’expérimentation, il sera alors temps de s’inspirer du modèle des kinésithérapeutes pour réfléchir à de nouvelles modalités de prises en charge : le médecin formule le principe d’une demande mais ce sont les kinés qui évaluent le nombre de séances nécessaires.

Cet automne nous avons publié un communiqué intitulé : « Prise en charge des jeunes : ne nous trompons pas de combat » (Fédérer n°86, nov-déc 2016, p.9) : la formule reste d’actualité. Soyons optimistes et voyons là, dans le cadre de cette expérimentation, la possibilité du constat que le tout médical présente des limites et que les psychologues peuvent trouver leur place dans des prises en charge qui correspondent à leur niveau de compétences... qui reste encore trop méconnu des pouvoirs publics. Nous pouvons le regretter, mais lorsque la porte s’ouvre...

 

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Prise en charge de la souffrance psychique des jeunes : le décret est paru

Un décret (n° 2017-813 du 5 mai), paru au Journal officiel va permettre des expérimentations dans plusieurs villes et départements visant à améliorer la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans.

Le dispositif permet aux médecins traitants, médecins scolaires ou pédiatres de prescrire des consultations chez un psychologue libéral, remboursées par la sécurité sociale dans la limite d'un forfait de 12 séances.

Prévue par la loi du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017, cette expérimentation nécessitera le consentement exprès et éclairé du jeune ou des titulaires de l'autorité parentale. L'adolescent pourra demander à changer de psychologue en cours d'expérimentation. Les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire sont exclus de l'expérimentation et orientés vers les soins spécialisés.

Les psychologues libéraux devront adhérer à la charte de cette expérimentation prévue pour durer quatre ans. La liste des médecins et psychologues adhérents à cette charte sera élaborée par les ARS et mise à disposition des bénéficiaires et des professionnels. La coordination du dispositif sera assurée par la Maison des adolescents du territoire concerné.

 

Les territoires concernés par l’expérimentation sont les suivants ( Arrêté du 5 mai 2017)  :

- Ile-de-France : les communes de Trappes et des Mureaux dans les Yvelines ; dans celles de Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville et Villiers-le-Bel dans le Val d'Oise.

- Pays-de-Loire : les départements de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire,

- Grand-Est : les départements de Meuse, Vosges, Ardennes, Haut-Rhin.

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